Sénégal

"Téranga,  terre de l'hospitalité",


dessin

                       
                        Le Sénégal n'a jamais fait défaut à sa réputation.

Nous y avons trouvé un accueil et des relations humaines exceptionnel
les avec les paysans dans plusieurs zones de production.

Les débuts : Koussanar

Nous avons dans un premier temps travaillé à Koussanar, dans la région de Tambacounda et une Fédération paysanne locale appuyée par Enda Pronat.

Nous avons trouvé là un cadre humain exceptionnel  mais des contraintes techniques et organisationnelles qui nous ont incité à trouver un cadre plus adapté.

Il nous apparaît important aujourd'hui de travailler avec des populations qui produisent déjà et depuis toujours du fonio comme céréale centrale de leur alimentation, plutôt que d'inciter des producteurs à se lancer dans cette culture comme une culture de rente, sans qu'elle soit une pratique locale traditionnelle.

C'était le cas pour Koussanar, ou à part quelques peuls qui en avaient gardé la pratique, la plupart des mandingues en avait perdu l'usage. Les fédérations paysannes locales, dynamiques et importantes s'étant développés principalement dans le sillage du coton et de l'arachide, avec les acquis et les travers induits par ces cultures de rente, subventionnées par l'état.

Il reste que nous avons partagé des moments émouvants avec notamment avec le village de Katop, et la famille de Mamadou Camara, l'équipe de Enda Pronat, le programme Wulla Nafaa de l'Usaid.

La découverte des Bédik

Filles Bédik, 2004
( Extrait de l'ouvrage Bedik, peuple des pierres, de O. Kiwels et M.P. Ferry )

La rencontre des Bédik,

Les Bédik sont un des peuples du fonio. Ils cultivent cette céréale comme une composante importante de leur alimentation, et développent tout un volet culturel de traditions et de contes liés au fonio. Ils forment un peuple de deux mille trois cents habitants, homogène, ayant sa propre histoire et sa propre langue.

Ils vivent dans les monts du Bandemba, au Sénégal oriental, entre la frontière guinéenne au sud et la courbe du fleuve Gambie au nord, dans ce pays de Kédougou éloigné de tout, dans la chaleur torride des saisons sèches, dans la moiteur terrible des étés d’hivernage.

Les Bédik sont en danger de disparition.

Ils ont pourtant été les premiers occupants connus de cette région. Leur histoire les fait venir du Mandin, au sud-ouest de Bamako. Animistes, ils ont dû quitter ces régions prestigieuses de Guinée du fait de l’invasion des Peuls musulmans qui  les a conduits à se réfugier sur les hauteurs.

Ces blocs impressionnants de pierre, au milieu desquels les Bedik ont construit leurs villages, constituent une protection naturelle efficace. Bedik, peuple des pierres, car celles-ci sont indissociables de l’histoire de cette ethnie, de ses croyances et de son organisation sociale et économique. Ces pierres de dolérite qui entourent leurs maisons ont protégé jadis leurs ancêtres et accueillent encore aujourd’hui leurs sacrifices. Les Bedik mènent une vie très harmonieuse. L’année est rythmée par différentes fêtes qui marquent les saisons et les grandes étapes de la vie. (Fête de l’initiation, fête de la fécondité et de la fertilité, fête de la puberté, fête des récoltes...).

La sauvegarde de ce patrimoine naturel et culturel ainsi que l’amélioration des conditions de vie - puits insuffisants, champs éloignés, isolement et alcoolisme - sont des enjeux majeurs pour la survie de cette ethnie minoritaire du Sénégal oriental. 

Il nous importe donc de soutenir ce peuple des pierres, par  la reconnaissance de leurs savoir-faire, la valorisation de leur patrimoine environnemental, culturel, économique qu’il appartient à l’humanité tout entière de préserver.

La culture du fonio, que connaissent bien les Bédik, peut être une opportunité pour générer des revenus, soutenir leurs efforts de survie au quotidien.

L'esprit dans lequel nous travaillons, à petite échelle, en agriculture biologique et avec le souci des peuples et des traditions, est adapté au souci qu'ont les Bediks de maintenir leur mode de vie.

Partenariat avec la Fondation Education et Santé

C'est par le biais de la Fondation de Madame Wade et Sébastien Couasnet que nous avons découvert le peuple Bédik. Un Hôpital, une ferme école en agriculture biologique ont été implantés par cette cette Fondation.

Notre rencontre s'est faite autour du fonio, culture traditionnelle des bediks, et d'un projet à développer pour une petite production bio à l'exportation.

Plusieurs tonnes de semences bio ont été produites cette année. Une organisation est en cours de mise en place pour une production conséquente en 2009.

En savoir plus
Une présentation des Bédiks par  Marie Paule Ferry (CNRS)
 


Quelques livres...
 

 

 


statistiques